Le saviez-vous ? La loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées donne obligation aux acteurs publics de proposer des outils numériques « accessibles » à leurs usagers et agents.

Mais qu’est-ce donc que l’accessibilité numérique ?

Le développement des outils numériques constitue une formidable opportunité pour les personnes atteintes de handicap de tous types (visuels, moteurs, cérébraux…). En permettant la conception d’outils adaptés à chaque handicap (comme par exemple les synthèses et commandes vocales pour les déficients visuels) il permet à chacun d’accéder à des informations et services en ligne auparavant difficilement ou pas du tout disponibles. En raison des coûts de traduction, très peu de magazines municipaux étaient par exemple traduits en braille… Alors qu’aujourd’hui, un non-voyant équipé d’un navigateur vocal pourra avoir connaissance des actualités publiées sur le site internet de sa commune.

Une nécessaire prise en compte dès la conception de votre site

Du moins en théorie… Car si votre site internet n’a pas été pas conçu en tenant compte de cette possibilité, il y a fort à parier que la lecture faite par le navigateur vocal de votre visiteur non-voyant soit peu ou pas du tout compréhensible. Imaginez que l’on vous fasse lecture d’une page de journal de manière linéaire, sans signaler les titres, inter-titres, légendes, encadrés… ni le passage d’un article à un autre. Que comprendrez-vous ? Pas grand chose. La première règle de l’accessibilité du web consiste donc à proposer des contenus textuels (mais pas uniquement) logiquement structurés grâce à un usage correct des balises HTML (dit « balisage sémantique ») qui sont (fort heureusement) invisibles à un lecteur voyant mais permettent une restitution vocale compréhensible.

A noter que la plupart des dispositifs de lecture vocale installés directement sur les sites internet n’ont aucune efficacité : d’une part un non-voyant doit avoir son propre équipement pour lancer son navigateur et accéder à votre site, d’autre part ces dispositifs doivent être lancés manuellement grâce à un lien texte ou une icône… comme faire lorsque l’on est non-voyant ?

N’oublier personne

Mais cela ne s’arrête pas là. Le législateur a souhaité en effet que soit pris en compte tous les handicaps, grands ou petits, voire simples difficultés visuelles. Au-delà de la cécité, il convient également de palier à toute mal-voyance ou déficience, comme par exemple le daltonisme. Si l’on constate une bonne structuration HTML sur de nombreux sites internet, il n’en est malheureusement pas de même pour les contrastes de lecture (couleur de texte/couleur de fond). Selon nos estimations, moins de 10% des sites internet communaux présentent des contrastes de lecture offrant à tous une bonne lisibilité.

Voici par exemple une copie d’écran prise sur le site internet d’une commune et le résultat de l’analyse des contrastes de lecture :

Résultat : aucun des niveaux d’accessibilité n’est atteint, même en grand texte !

Une normalisation garantie par l’État

Pour permettre aux acteurs publics de respecter la loi, l’État a publié le référentiel général d’accessibilité des administrations (RGAA) qui liste et défini l’ensemble des critères à prendre en compte. Et la liste est (très) longue…

Bigre, mais ça doit coûter cher, l’accessibilité !

Certes, l’intégration des normes d’accessibilité numérique a tendance à augmenter le coût de conception d’un site internet. Mais si vous faîtes appel à une agence spécialisée en accessibilité comme l’Atelier-111, ces coûts seront minimisés notamment par l’application de process normalisés.

Mieux, notre solution Commu’net, parce qu’elle intègre depuis l’origine les normes d’accessibilité, vous garantit de disposer d’un site internet accessible sans aucun surcoût !

Votre site est-il accessible ?

Vous avez un doute ? N’hésitez pas à demander un audit gratuit de votre site, nous serons heureux de vous donner notre avis.

Catégories : Technique